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29 September 2016

Je ne comparais pas - Deborah De Robertis


A l’attention de Madame ou Monsieur le Procureur,

J' ai choisi de ne pas me présenter à la convocation qui concerne une plainte pour exhibition sexuelle suite à la performance artistique que j'ai réalisée à la Maison Européenne de la photographie le 27 mars 2016.

Au delà du fait que je ne reconnais pas ma culpabilité, je ne comparais pas car il me semble que vous vous êtes trompé de destinataire. En effet la loi sur l’exhibition sexuelle ne s’applique pas à une œuvre d’art. Mon corps d’artiste et de femme ainsi que mon travail n’ont donc pas leur place dans un palais de justice.

Comparaitre serait faire semblant d’accepter de prendre cette place. Si je dois comparaitre, ce ne sera pas pour avoir réalisé une performance dans une institution artistique, ce sera pour avoir fait le geste symbolique de laisser cette place vide.

En tant qu’artiste, je prends le droit de faire le geste de sortir du cadre de L’Origine du Monde de Gustave Courbet; une fois de plus, c’est en tant qu’artiste que je fais le geste de soustraire mon corps du cadre dans lequel on voudrait le confiner aujourd’hui.

Je me suis demandée longuement comment répondre à cette convocation, j’y réponds par le vide afin que l’absence de mon corps fasse entendre la voix de toutes les femmes.

Comme preuve de mon innocence et pour valider mon propos, je peux vous faire parvenir l’œuvre sur laquelle porte l’accusation.

Très respectueusement,
Deborah De Robertis

29 April 2009

GEORGES BRASSENS - "LA MAUVAISE RÉPUTATION"
(unir os pontinhos a partir aqui)



Au village, sans prétention,
J'ai mauvaise réputation ;
Qu' je m' démène ou qu' je reste coi,
Je passe pour un je-ne-sais-quoi.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En suivant mon ch'min de petit bonhomme ;
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux...
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux...
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ca va de soi.

Le jour du quatorze-Juillet,
Je reste dans mon lit douillet ;
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En n'écoutant pas le clairon qui sonne ;
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux...
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux...
Tout le monde me montre au doigt,
Sauf les manchots, ca va de soi.



Quand j' croise un voleur malchanceux
Poursuivi par un cul-terreux,
J' lanc' la patte et, pourquoi le taire,
Le cul-terreux se r'trouv' par terre.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En laissant courir les voleurs de pommes ;
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux...
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux...
Tout le monde se ru' sur moi,
Sauf les cul-d' -jatt', ca va de soi.

Pad besoin d'etre Jérémie
Pour d'viner l' sort qui m'est promis :
S'ils trouv'nt une corde à leur goût,
Ils me la passeront au cou.
Je ne fais pourtant de tort à personne
En suivant les ch'mins qui n'mèn'nt pas à Rome ;
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux...
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux...
Tout l' mond' viendra me voir pendu,
Sauf les aveugl's, bien entendu.

(2009)

20 September 2016


"'Dès que je suis sorti du ventre de ma mère, je me suis retourné pour photographier son vagin?', affirme Araki. Que se passerait-il si l'on inversait le point de vue ? Si le creux du vagin devenait l'objectif? Dans le prolongement direct de ma performance au Musée d’Orsay sur l’Olympia de Manet, dont le regard frontal avait scandalisé, je réalise là un nouveau contre-pied en donnant une voix aux modèles de l’artiste. Et si le modèle sortait de son mutisme pour briser ce silence muséal et nous jouir en pleine face ? J’ai choisi de réinterpréter 'paysage avec couleur' de Nobuyoshi Araki, photo qui représente une femme tenant à sa bouche un morceau de pastèque faisant allusion à une fellation. Il y a une dimension viscérale dans la photo que j’ai choisie, comme si le modèle se délectait de son intestin, surprise dans sa chambre et heureuse d’être surprise dans sa monstruosité. Dans ma réinterprétation de l’œuvre la pastèque évoque le sexe féminin, mon sexe que je fais juter et que je dévore jusqu'à l’extase en filmant le spectateur. J’ai intitulé ma reproduction 'paysage avec go – pro' pour signifier l’importance du regard du modèle. Dans ma performance le dispositif est inversé, ici c’est le modèle qui surprend le voyeur et enregistre son visage et non l’inverse. 'Ni soumission, ni extase', lit-on dans le catalogue de l'exposition pour décrire le regard des modèles du photographe, comme si il y avait dans leur yeux une absence de regard sur le monde, sur nous. L’interprétation suggère que ce qui aurait scandalisé dans l’Olympia de Manet est la nudité alors que c’est son regard, celui qui nous met nous spectateur en position de servants. Pour Araki, l’acte de photographier est semblable à l’acte sexuel et de mon point de vue c’est le modèle qui baise le photographe"

25 February 2015

Radicais livres (II)


Michel Mourre et Serge Berna au café Mabillon la veille de l’action écrivent l’intervention de Notre Dame

"Aujourd’hui, jour de Pâques en l’Année sainte,
Ici, dans l’insigne Basilique de Notre-Dame de Paris,
J’accuse l’Église Catholique Universelle du détournement mortel
de nos forces vives en faveur d’un ciel vide ;
J’accuse l’Église Catholique d’escroquerie ;
J’accuse l’Église Catholique d’infecter le monde de sa morale mortuaire,    
d’être le chancre de l’Occident décomposé.
En vérité je vous le dis : Dieu est mort.
Nous vomissons la fadeur agonisante de vos prières,
car vos prières ont grassement fumé les champs de bataille de notre Europe.
Allez dans le désert tragique et exaltant d’une terre où Dieu est mort
et brassez à nouveau cette terre de vos mains nues,
de vos mains d’orgueil, de vos mains sans prière.
Aujourd’hui, jour de Pâques en l’Année sainte,
Ici, dans l’insigne Basilique de Notre-Dame de France,
nous clamons la mort du Christ-Dieu pour qu’enfin vive l’Homme".


(+ aqui e aqui)

02 April 2012

 ARTHUR RIMBAUD (I)



"Je suis un inventeur bien autrement méritant que tous ceux qui m'ont précédé ; un musicien même, qui ai trouvé quelque chose comme la clef de l'amour. À présent, gentilhomme d'une campagne aigre au ciel sobre, j'essaye de m'émouvoir au souvenir de l'enfance mendiante, de l'apprentissage ou de l'arrivée en sabots, des polémiques, des cinq ou six veuvages, et quelques noces où ma forte tête m'empêcha de monter au diapason des camarades. Je ne regrette pas ma vieille part de gaîté divine : l'air sobre de cette aigre campagne alimente fort activement mon atroce scepticisme. Mais comme ce scepticisme ne peut désormais être mis en œuvre, et que d'ailleurs je suis dévoué à un trouble nouveau, — j'attends de devenir un très méchant fou". (Les Illuminations)

30 September 2016

Femibarbie - Deborah de Robertis


FEMIBARBIE , la Barbie émancipée que MATTEL ne pourra jamais créer. 

Déférée, le 19 septembre 2016 devant le Procureur de la République de PARIS, après avoir été placée en garde à vue pour une performance exécutée le 18 septembre 2016 au Musée des Arts Décoratifs de PARIS, dans le cadre d’une exposition consacrée à la poupée BARBIE.  

Cette exposition inédite, puisque c’est la première fois que Barbie faisait l’objet d’une véritable invitation dans un musée français, visait à redorer l'image poussiéreuse et démodée de ce produit manufacturé, auquel se sont identifiées de petites filles. "Barbie change parallèlement à l’évolution du rôle de la femme" peut-on lire dans le catalogue de présentation de l’exposition. "Avec Barbie, tu peux être tout ce que tu veux", annonce la nouvelle Barbie "émancipée" confectionnée par Mattel.

Cela m'a conduit à imaginer une performance visant à critiquer la démarche "marketing" du fabricant de cette poupée, qui n’hésite pas à utiliser un argument féministe pour faire évoluer les personnages de la célèbre poupée. Cette exposition coïncide avec un revirement marketing causé par la perte de vitesse de la compagnie Mattel. 

C’est ainsi que j'ai présenté, et incarné en chair et en os, Barbie vedette de l'exposition accompagnée de ses gardes du corps, Barbie écoute du rap et surgit dans l’exposition sans y avoir été conviée, s’affranchissant de la tutelle de son fabricant car la barbie émancipée se renouvelle sans Mattel. 

Portant une combinaison couleur chair laissant apparaître les seins et arborant un postiche sur la combinaison au niveau du sexe, la Barbie contemporaine assume ses tétons, ses poils pubiens et arbore fièrement une caméra GOPRO pour affirmer son point de vue. D’après la philosophe Geneviève Fraisse, critiquer les stéréoypes serait moins efficace que de créer de nouveaux modèles, alors allons-y ! 

En réincarnant Barbie à ma façon, je donne vie à un nouveau modèle et j'impose son point de vue et son esthétique. Barbie 2016 s’impose en pionnière, Barbie 2016 est une meneuse qui porte un regard sur elle-même et sur le monde et le réinvente avec et surtout sans Mattel. La performance consiste à distribuer une centaine de FEMIBARBIE'S, un nouveau modèle de poupées affranchies avec comme attributs des poils et une go-pro, concept - "Deborah De Robertis" - fabriquées en collaboration avec le plasticien Miguel Gonçalves.

03 March 2007

DES BANDANAS ET DES T-SHIRTS BEST MONTANA



Vincent Delerm - Kensington Square

Apetece citá-lo descabeladamente. Por exemplo, aqui: "Tu as dit j'écoutais Veruca Salt et Frank Black, j'ai pensé il faudrait lui offrir 10 000 Maniacs". Ou aqui: "Celles qui mettaient des bandanas et des t-shirts Best Montana, celle qui ont porté les baskets Reebok de Rosanna Arquette". Ou ainda: "Pour une soirée à cinq elle met Francis Poulenc, du Henri Dutilleux quand elle relit Bourdieu, le soir de la chandeleur c'est du Gustave Mahler, Alessandro Scarlatti pour corriger des copies".



E, como já deverão ter reparado, ele próprio, Vincent Delerm, praticamente nos convida a fazê-lo, de tal modo não se coíbe nem um bocadinho — qual Lloyd Cole do início — de praticar o "name dropping" como a mais elevada das belas-artes. Podia ser irritante e (no lado errado de) pretensioso mas (também aí como em Rattlesnakes) a coisa é exercida com uma tal elegância e ironia delicadamente pedante que, assim que termina uma canção, salivamos em desespero para que a seguinte consiga aguentar o mesmo registo. Consegue. Conseguem todas, da primeira à última.



Em figurino orquestral da escola Divine Comedy, serpenteando por entre charlestons e mariachis, apenas voz e piano, sobre fundo de melancolia para trompete subliminar (o sublime "Evreux"), em "tête-a-tête" gainsbouguiano com Keren Ann, Irène Jacob e Dominique A, Delerm reinventa Cole Porter e Noel Coward na língua de Etienne Daho, desafia Stephin Merritt para um duelo de cavalheiros e oferece a quem a souber merecer uma das mais requintadas jóias da pop francesa actual. Tão simples quanto isto: depois de se escutar "Le Baiser Modiano", "Kensington Square", "Natation Synchronisée" ou "Gare de Milan" (pelo menos, estas), acrescenta-se um novo sentido à palavra "dependência". (2005)

09 June 2013

VINTAGE (CXLVIII)
 
Trust - "Le Mitard"



Oui, Madame !
Il tourne en des milliers de pas
Qui ne mènent nulle part
Dans un monde de béton, aux arbres de barreaux
Fleuris de désespoir
 

Inhumain..., rétréci..., sans aucun lendemain.
Sa pitance est glissée sous une grille à terre
Et dans un bol l'eau... pour qu'il se désaltère.
Il est seul..., sans soleil
Et n'a même plus son ombre.
Infidèle compagne, elle s'en est allée
Refusant d'être esclave de ce vivant mort-né.
Il tourne... il tourne et tournera toujours
Jusqu'au jour où vaincu en animal blessé
Après avoir gémi en une unique plainte
Il tombera à terre et se laissera crever.
 

Fleury-Mérogis...
Un jour de septembre 1976
Où j'existait si peu
Que je n'étais même pas "personne"
Fleury-Mérogis...
Un jour de septembre 1976
Où j'existait si peu...
 

Mesrine
Je vous vois une larme...!
Pourquoi vous attrister ?
Pauvre chien me dites-vous !
En voilà une erreur...
C'est un homme, Madame,
Il est emprisonné.
C'est celui que vos pairs ont si bien condamné
En rendant la justice au nom des libertés.
 

Fleury-Mérogis....
 

Il tourne, il tourne, et tournera toujours,
Mesrine
Jusqu'au jour où vaincu en animal blessé
Mesrine
Il tombera à terre et se laissera crever. 

14 December 2024

 
"The Fun Of It" (ft. Andreya Casablanca)
 
(sequência daqui) Este ano, porém, sem que nada o fizesse prever, foi publicado o magnífico Amelia, de Laurie Anderson, e, pouco mais de um mês depois, The Last Flight, dos britânicos Public Service Broadcasting. Se ainda for indispensável apresentá-los, saiba-se que se trata de um quarteto londrino - J. Willgoose, Esq. (maquinaria, guitarras, samples), Wrigglesworth (bateria, piano), JF Abraham (baixo e multi-instrumentista) e Mr B (design visual) - inteiramente dedicado à missão de articular conceptualmente imagens e registos sonoros de arquivos históricos com cenários musicais contemporâneos. Nos anteriores Inform-Educate-Entertain (2013), The Race For Space (2015), Every Valley (2017) e Bright Magic (2021), o espectro alargava-se da corrida pelo espaço ao declínio da indústria mineira em Gales. The Last Flight ocupa-se do derradeiro episódio da trajectória da intrépida aviatrix e, com a participação de Andreya Casablanca, da norueguesa EERA, de Kate Stables (This Is The Kit) e da actriz Kate Graham que dá voz aos discursos directos de Amelia, concretiza o projecto que J. Willgoose, Esq. desvenda: "Inicialmente, interessei-me pelo seu voo final mais do que pelos sucessos dela. Mas, quanto mais lia, mais fascinado por ela ficava. A sua bravura e proezas aeronáuticas eram extraordinárias mas a sua filosofia e dignidade faziam dela uma pessoa excepcional". A encenação sonora está à altura do lema de Amelia: "I do it because I want to, I do it for the fun of it’".

29 August 2009

MALAGRIDA ENCARNADO
J. Pacheco Pereira


"O precedente português (embora fosse italiano) de Louçã é o padre jesuíta Gabriel Malagrida. O jesuíta tinha fama de santo e conheceu altos e baixos na sua carreira de pregador entre Portugal e o Brasil, entre um rei e outro. Só quando chegou ao Marquês é que tudo acabou mal, na fogueira. Malagrida notabilizou-se por um texto que escreveu sobre o terramoto de 1755, em resposta a um panfleto explicativo das causa naturais do fenómeno, encomendado pelo Marquês que era homem das Luzes. (...) Hoje, um Malagrida moderno teria muitos votos pelas suas pregações, se em vez do terramoto, se tratasse de 'explicar' a 'crise'. E, em vez do cadafalso, teria o prime-time da televisão, onde os jornalistas babados pela sua oratória lhe dão o papel ímpar de ser o julgador moral do PS e do PSD. Ele não está lá no ecrã para dizer o que pretende o Bloco de Esquerda, mas sim para, sempre com os mesmos trejeitos, flamejar de ameaças os infames que causaram o tremor de terra. (...) Também Malagrida apelava a ideias simples, embora erradas, a fés que não se questionam, a medos comuns, aos traumatizados pelo desastre e aos crédulos de sempre, aos zangados pela vida e aos que esperam por milagres, acima de tudo aos que procuram em tempos difíceis uma ilusão a que se agarrar, porque o real é demasiado pobre e fraco e mau.


Malagrida propunha-lhes práticas salvíficas e imediatas, procissões e devoções. O mundo de Malagrida era simples e os maus e os bons estavam separados por um abismo fundo. Os maus mandavam na terra e os bons sabiam como se ia para o Céu. (...) Para Malagrida, as causas do terramoto eram divinas:

'Sabe Lisboa, que os únicos destruidores de tantas casas e palácios, assoladores de tantos templos e conventos, homicidas de tantos habitantes, os incêndios devoradores de tantos tesouros não são cometas, não são estrelas, não são vapores ou exalações, não são fenómenos, não são contingências ou causas naturais, mas são unicamente os nossos intoleráveis pecados'.

O discurso de Louçã tem a mesma lógica do de Malagrida. O mal, os 'intoleráveis pecados', é uma coisa a que ele chama de 'ganância' dos ricos e poderosos, ou seja, o capitalismo, embora ele prefira a classificação moral à política, porque esta última podia ser muito reveladora na sua genealogia. Para restaurar a Jerusalém divina, é necessário que se entre no reino da 'Justiça', ou seja, da igualdade, da solidariedade, onde todos os homens são felizes. Quem é que ousa contestar a 'justiça'? Só os maus. Quem é que ousa questionar a ira divina? Só os ímpios. (...)" (post integral aqui)

(2009)

05 February 2020

"Drive The Cold Winter Away" 
(J. Playford's English Dancing Master)

Ensemble Buon Tempo

The Baltimore Consort

The York Waits

Horslips

(sequência daqui)

09 February 2008

NEVE
(David Berman)



Caminhava pelo campo com Seth, o meu irmão mais novo.

Apontei para um sítio onde os putos tinham feito anjos de neve.
Não sei bem porquê, disse-lhe que um bando de anjos
tinha sido alvejado e se tinha dissolvido quando tocara no solo.

Ele perguntou quem os tinha alvejado e eu disse-lhe que tinha sido um agricultor.

Estávamos então sobre a superfície do lago.
O gelo era como uma fotografia da água.

Porquê, perguntou ele. Por que motivo disparou ele.

Eu não sabia onde isto iria parar.

Estavam na propriedade dele, disse eu.

Quando neva, lá fora é como se fosse uma sala.

Hoje troquei olás com o meu vizinho.
As nossas vozes deram-se bem com a nova acústica.
Uma sala com as paredes a cair e feitas em estilhaços.

Voltámos ao trabalho, lado a lado, em silêncio.

Mas porque estavam na propriedade dele, perguntou o meu irmão.

(in Actual Air, ed. Open City Books, 1999; trad. J. Lisboa)

(2008)

01 January 2013

2012 - EM FRENTE, PARA O PASSADO 



Em Regresso Ao Futuro, Marty McFly/Michael J. Fox, a bordo de um DeLorean DMC-12 convertido em máquina de viajar no tempo, recua até Novembro de 1955 e, pelo meio de mil peripécias, alterando o rumo dos acontecimentos e a relação entre diversas personagens, não só procura evitar desastres futuros, como, de caminho, realiza o seu sonho de ser músico de rock’n’roll, criando "Johnny B. Goode" e o "duckwalk" e oferecendo, de bandeja, a Chuck Berry “that new sound you’re looking for”. A 10 de Dezembro último, o Google Doodle do dia (variações gráficas sobre o logo do Google com o objectivo de celebrar efemérides, eventos políticos, desportivos ou culturais, e aniversários de figuras marcantes) evocava Lady Ada Lovelace (1815 – 1852): filha de Lord Byron, e pioneira da computação (sonhava com a construção de um modelo matemático capaz de explicar como os pensamentos se formam no cérebro), a “máquina analítica”, precursora dos computadores, que o seu amigo Charles Babbage inventara e para a qual ela conceberia o primeiro algoritmo destinado a ser processado mecanicamente, fascinava-a a tal ponto que, em 1842, assegurava que ela “poderia compor músicas elaboradas e científicas em qualquer grau de complexidade e extensão". Mas, sensatamente, sublinhava que "a máquina analítica não tem quaisquer pretensões de originar coisa alguma. Pode apenas executar seja o que for que saibamos mandá-la fazer".


Dir-se-ia que, em 2012 (prosseguindo, teimosamente, o rumo por que a década anterior já enveredara), a cultura pop – com as honrosas excepções habituais – optou, em definitivo, por repetir a viagem de Marty Mc Fly. Mas, ao contrário dele, que tirou partido do passo atrás para forçar os acontecimentos a dar vários em frente, preferiu transportar na bagagem o equivalente contemporâneo da máquina do doutor Babbage e, sem “quaisquer pretensões de originar coisa alguma” (ainda que proclamando o oposto), entreteve-se a gerar infindáveis duplos e cópias a partir do catálogo de estilos e géneros passados. Confortavelmente empantufados nas décadas de 60, 70 e 80 (a de 90 já se perfila para entrar em cena também), aos Marty Mc Fly actuais não ocorre sequer a ideia de que é possível alterar as coordenadas em que se alojaram e fazer delas trampolim para um salto no futuro: Ariel Pink, Tame Impala, Lana Del Rey ou Beach House (para referir apenas alguns dos mais proeminentes nomes das numerosas tropas do cerco retromaníaco), conscientemente ou não, o que fizeram foi levar a sério uma entrevista, de 1995, de Brian Eno à “Wired”, na qual ele especulava sobre a hipótese de concepção de sistemas de software capazes de "criar" mais música "original" de Shostakovich, de Brahms, ou dele próprio.

Sharon Van Etten - "Magic Chords"

A consequência foi uma colheita musical em que, fora do perímetro cercado, apenas é possível identificar pouco mais de duas dezenas de gravações sem cheiro a mofo nem enjoativa sensação de "déjà vu" (para além da lista de 10, é importante referir, igualmente, Mr. M, dos Lambchop, Tramp, de Sharon Van Etten, Life Is People, de Bill Fay, Shields, dos Grizzly Bear, Wrecking Ball, de Bruce Springsteen, Who’s Feeling Young Now?, dos Punch Brothers, Long Black Cars, dos Wave Pictures, Tempest, de Bob Dylan, e mais três ou quatro) e, inclusivamente, no que à música portuguesa diz respeito, para além do fado à boleia da UNESCO, espírito verdadeiramente aventureiro só foi possível detectar na improbabilíssima aliança luso-grega de Amélia Muge e Michales Loukovikas, na continuação da saga dos Gaiteiros e na geometria em movimento dos Abztraqt Sir Q. O futuro segue (?) dentro de momentos.

24 June 2010

ESTA GENTE É MESMO TÃO BIMBA QUANTO PARECE
OU ISTO ATÉ DEU MUITO JEITO PARA DESVIAR AS
ATENÇÕES DE COISAS BASTANTE MAIS SÉRIAS?

(sequência daqui)



"J'ai dit aux joueurs que ce sont nos gosses, nos enfants, pour qui vous ne serez peut-être plus des héros. Ce sont les rêves de vos compagnes, de vos amis, de vos supporteurs que vous avez peut-être brisés. C'est l'image de la France que vous avez ternie". Parlant de la situation présente, elle n'a pas hésité à parler de "désastre moral" car "rien ne sera plus jamais comme avant". (aqui)






"Roselyne Bachelot a indiqué aux Bleus que le match contre l'Afrique du Sud, mardi, "ce n'est pas dans vos jambes, mais dans votre coeur, dans votre âme" qu'il se jouerait. "Donnez tout, battez-vous", les a-t-elle encore exhortés". (aqui)






"Réception de Thierry Henry à l'Elysée ce matin en pleine manifestation contre la réforme des retraites, annonce d'Etats généraux du football... Nombreuses sont les voix, dans l'opposition comme dans la majorité, qui dénoncent le foot devenu affaire d'Etat". (aqui)



(2010)

14 November 2021

OUTRO FILME PARA OS OUVIDOS


A "city symphony", um género cinematográfico experimental surgido nos anos 20 do século passado, pretendia, através do ritmo de uma montagem fragmentada e caleidoscópica, mostrar a vibração das grandes cidades, não como cenário ou pano de fundo mas enquanto personagem principal. Documentários poéticos de uma quase abstracção animada pela câmara, Man With A Movie Camera (1929), de Dziga Vertov, Manhatta (1921), de Paul Strand e Charles Sheeler, Douro, Faina Fluvial (1931), de Manoel de Oliveira, ou Berlin: Die Sinfonie der Großstadt (1927), de Walter Ruttmann, eram registos vertiginosos de “a day in the life” convertidos em música visual. Ruttmann, figura importante da vanguarda artística alemã da época, seria também o autor de Wochenende (1930), colagem de sons recolhidos pelas ruas de Berlim que anteciparia a “musique concrète” e que ele descreveria como “uma sinfonia de sons, fragmentos de fala e silêncio tecidos num poema”, algo como um “filme para os ouvidos”, isto é, o oposto das "city symphonies". Quase um século depois, foi no rasto de Ruttmann – e de David Bowie, Marlene Dietrich, e Anita Berber, actriz, bailarina, “Deusa da Noite” e “Princesa do Deboche” da República de Weimar (e do seu ácido cronista Kurt Tucholsky) – que J Wilgoose, Esq., motor criativo dos Public Service Broadcasting, se mudou para Berlim durante nove meses. (daqui; segue para aqui)
 
"Der Rhythmus der Maschinen" [ft. Blixa Bargeld]

29 January 2015

Primeiras linhas (III)

"Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin où s'ouvraient tous les coeurs, où tous les vins coulaient. Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. Et je l'ai trouvée amère. Et je l'ai injuriée"

06 July 2019

J. F. Rebel - Les Elemens/Simphonie Nouvelle  (Le Concert des Nations - J.Savall)

13 February 2008

NOVA IORQUE, NOVA IORQUE
(David Berman)



Estão a construir uma segunda Nova Iorque
um pouco a ocidente da antiga.
Outra porquê, ninguém pergunta,
construam-na, e eles controem-na.

A cidade ainda está fechada a todos
à excepção dos trabalhadores
que afirmam ser a exacta duplicação dela.

Em boa verdade, cada homem trabalha na réplica
do apartamento em que vive,
acrescentando-lhe pormenores,
perfumadores, jardins de rocha,
e puxadores de hotel de cinco estrelas.

Melhoramentos, aqui e ali, em segredo,
às escondidas. Nenhum inspector repara
ou se importa. Todos estão felizes,
divertem-se ou passeiam sobre as ruas paralisadas
que o único repórter autorizado descreveu como

"aliviadas dos despojos do complicado passado da velha cidade,
mas libertando um pouco do perfume azul dos primeiros anos na terra".

Os homens começam a gostar da cidade em paz.
Começa a ser mais difícil voltar para casa à noite,

o que volta a preocupar as esposas.
As sopas amarelas arrefecem, os pôres do sol apressam-se.

Os homens fazem longos descansos sobre as bocas de fogo,
e acenam através dos espaços imóveis aos outros trabalhadores
que meditam nos seus resguardos.

Até um dia...

(in Actual Air, ed. Open City Books, 1999; trad. J. Lisboa)

(2008)